Freud, Liegestuhl (c) Musée de Vienne
Freud, Liegestuhl (c) Musée de Vienne
COMITE FREUD
COMITE FREUD

Pour la reconnaissance de Freud au patrimoine mondial de l'Unesco


  

  L’œuvre de Freud est désormais reconnue dans tous les pays, jusqu’à ceux qui ne le découvrirent que tardivement -comme la Chine, où elle fait désormais partie des enseignements officiels. C'est par excellence une œuvre de civilisation qui traverse les cultures. Elle rapproche les hommes dans ce qu'ils ont de plus commun, et pacifie ce qui les divise.

Qu'ils s'agissent du rôle des religions, de l'organisation politique des foules, des ressorts de la guerre comme des souffrances qui font symptôme dans la vie sociale ordinaire, Freud s'est élevé au-dessus des particularismes pour regarder en face le plus universel, sans jamais défendre un modèle contre un autre, ni sans autre condamnation que celle de la barbarie.

Freud dut s'exiler de Vienne, qui fut cette capitale d'un Empire Austro-hongrois multiculturel, où chacun fut sujet de l'Empereur, sans avoir à souffrir de son appartenance à une minorité nationale.

Inscrire cette œuvre au patrimoine mondial de l'Unesco serait une reconnaissance de grande portée, le symbole d'un avenir qui peine à se réaliser, mais dont chacun souhaite qu'il vienne un jour.

 


 

 

Car son œuvre civilisatrice dépasse chaque culture qui peut résister à son message. Lorsqu’elle se replie sur ses seules valeurs, chaque culture porte en elle le crime, qu'elle peut mettre en acte sans hésitations ni remords. Ce fut au cœur de la culture la plus raffinée, l’immense culture germanique, mère de Kant, de Hegel, de Marx, de Freud et de bien d'autres, qu'a germé le crime le plus profond. Moins le crime de guerre, moins le crime contre la race que le crime contre ce qui fut la racine monothéiste d'un bien universel.

 

 

 

« ….C'est dans ce brassage de cultures si diverses de la MittelEuropa que naquirent des œuvres qui sont désormais le bien de toute l’humanité : peintres, musiciens, écrivains, penseurs dont les œuvres continuent d'être fécondes. »

 


 

Ses thèses eurent un rôle sans égal pour la compréhension de l’enfance, dont il révolutionna les fondements. Et à une époque où peu de voix s'élevèrent avec autant d’audace, il a montré qu'aucune loi naturelle n'imposait la domination d'une façon de vivre sur une autre, et d’un sexe sur un autre, il fut à sa mesure un précurseur de la libération des femmes, sans qu'il s'agisse d’une opinion, mais en s'appuyant sur une rationalité toujours d'actualité.

 

 Freud exilé fut inhumé à Londres, dans cette ville qui était à l'époque une autre métropole mondiale, moins celle des cultures que celle d'une puissance financière universelle, dont les ambitions d'Empire se plièrent elles aussi aux lois d'une tolérance multiculturelle. Mais Freud ne fut pas encore chez lui à Londres, et il est toujours tenu depuis dans une sorte d’extraterritorialité : désormais inoubliable il hante la culture, sans y être pourtant reconnu à sa place.

 


 

La civilisation est plus grande que chacune des cultures qui peuvent s'opposer à elle. Comme l’écrivit son ami Stephen Zweig : « La mesure la plus sûre de toute force est la résistance qu’elle surmonte ».

 

« Si la plupart de ses manuscrits sont préservés aux USA et sont peu accessibles aux chercheurs, et si Freud n'est pas encore chez lui à Londres, quel meilleur mémorial pourrait-il lui être offert que celui de l'Unesco ? »

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